dimanche 11 octobre 2020

L’encyclique Fratteli tutti, du pape François

L’encyclique Fratelli tutti, comme d’ailleurs Laudato’si, touche un public qui déborde largement le catholicisme, voire la chrétienté et est reçue positivement. François s’adresse à l’humanité et se situe ainsi dans la ligne de Jésus qui a mis l’homme au centre et pas la religion.

Voici le texte de cette encyclique

Une présentation générale

Une vidéo, où lorsqu’on lit des commentaires, la plupart sont très critiques. La preuve qu’elle dérange et nous interpelle face aux exigences de l’Evangile

Un ensemble d’autres documents parlant de cette encyclique

vendredi 2 octobre 2020

Les réflexions de Maurice Bellet, toujours d’actualité

Voici l’un des derniers textes écrits par Maurice Bellet pour son blog, en 2018.

Bien avant la crise sanitaire que nous connaissons, donc.

Et pourtant, on ne peut manquer d’être frappé·e par l’actualité de ces propos. Peut-être même ont-ils gagné en urgence dans le contexte présent…

« Il n’y a pas si longtemps, le ton était à la lucidité désabusée, à la grande déception. Au moins chez les ex-révolutionnaires. C’était le lendemain de la chute du mur de Berlin. Et les demains qui chantent ne chantaient plus. Adieu, Lénine, tu t’es trompé. Les hommes sont ce qu’ils sont et non ce que rêvait Karl Marx.

Il paraît que ça change, ces temps-ci. L’espoir renaîtrait. L’utopie reprendrait des couleurs ; et pas seulement celle, très sombre, de ces séries télévisées qui nous inondent de fins du monde ; non, le monde va redevenir habitable et les humains redécouvriront les douceurs de la vie. »

Lire la suite  https://nsae.fr/2020/10/02/question/

Le blog de feu Maurice Bellet https://belletmaurice.blogspot.com/

Un dossier et de nombreux articles de ou sur Maurice Bellet sur le blog Garrigues et Sentiers  http://www.garriguesetsentiers.org/search/Maurice%20Bellet/ 

dimanche 27 septembre 2020

La bataille d’Osorno

Tel est le livre écrit par Régine et Guy Ringwald, membres de la Fédération des Réseaux du Parvis, qui sont en contact très régulier avec les laïcs d’Osorno, au Chili et qui nous ont alerté, grâce à leurs informations, sur les dérives sexuelles de certains membres du clergé.

Avec leur soutien, la Fédération des Réseaux du Parvis a interpellé, avant la visite catastrophique du pape François au Chili, le cardinal Parolin, secrétaire d’Etat au Vatican, et le cardinal O’Malley, Président de la Commission Pontificale pour la protection des mineurs, pour attirer l’attention du pape François sur ces problèmes

https://www.dropbox.com/s/rq8nmakseyw3h5h/05%20Cardinal%20Parolin%20_%20nov%202017.pdf?dl=0

Cela, après enquête diligentée par le Vatican, aboutit à la demande de démission de l’ensemble des évêques du Chili

Voici une analyse de René Poujol

Mais les survivants des abus craignent que la crise du COVID ne mette fin aux enquêtes sur les membres du clergé accusés

https://nsae.fr/2020/09/27/au-chili-les-survivants-des-abus-craignent-que-la-crise-du-covid-ne-mette-fin-aux-enquetes-sur-les-membres-du-clerge-accuses/

Voici tout un dossier sur cette affaire

https://www.dropbox.com/sh/t55xcvao7im2b5l/AABYID1uYfXvc-uE0sDbHbKRa?dl=0 

mercredi 23 septembre 2020

Les évêques allemands face au refus du Vatican de la proposition d’intercommunion entre catholiques et protestants.

 D’abord quelques précisions : L’intercommunion signifie que prêtre et pasteur président et célèbrent ensemble l’Eucharistie ou sainte cène. L’hospitalité eucharistique signifie que des catholiques sont invités à communier lors d’une sainte cène protestante ou que des protestants sont invités à communier lors d’une messe catholique. Actuellement, du côté catholique, et encore davantage du côté orthodoxe, même l’hospitalité eucharistique n’est pas reconnue officiellement. Ce qui ne signifie pas qu’elle ne se pratique pas, sans l’autorisation des Eglises officielles.

Pour prendre le document proposé, le veto du Vatican n’est pas « une gifle » : quelques critiques sont « à côté de la plaque ». Certaines des critiques de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) concernant la proposition d’hospitalité eucharistique partagée sont appropriées, tandis que d’autres « sont loin du compte », a déclaré le président des évêques allemands, Mgr Georg Bätzing, le 22 septembre au début de l’assemblée plénière d’automne des évêques à Fulda.

Voir le document : https://nsae.fr/2020/09/23/les-eveques-allemands-face-au-refus-du-vatican-de-la-proposition-dintercommunion-entre-catholiques-et-protestants/

En complément, une prise de position personnelle sur la question

https://www.dropbox.com/s/ohnswpcr072zfiy/Hospitalit%C3%A9%20eucharistique%20Analyse%20de%20GH.pdf?dl=0

Et un volumineux dossier de 88 pages sur cette question. Si on télécharge le document PDF, on peut naviguer dans le document à l’aide des signets (colonne de gauche)

https://www.dropbox.com/s/ezlcpiycbri2d8h/Dossier%20hospitalit%C3%A9%20eucharistique.pdf?dl=0

On parle d’un document de 2017 qui a été envoyé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En fait un document avait déjà été élaboré en 2003 en allemand et traduit en français en 2006. Le lien suivant parle de ce document, donne une analyse par le centre œcuménique de Strasbourg et des précisions sur l’élaboration du document par Elisabeth Parmentier qui faisait partie des rédacteurs. Sans parler des orthodoxes qui ont encore une position plus rigide sur la question, avec la mentalité actuelle, l’Eglise catholique ne sera pas d’accord pour un tel partage, étant beaucoup trop convaincue que sa façon de voir est la seule bonne possible. Stratégiquement, on souffle le chaud et le froid, mais la position est déjà arrêtée

https://www.dropbox.com/s/ubx8g3d2xhts2fc/Partage%20eucharistique.pdf?dl=0


lundi 31 août 2020

La Résurrection – Un essai de compréhension

 Pour en faciliter l'appréhension, cette étude comporte quatre volets qui seront mis en ligne successivement.

Elle a été initiée par la question : « Qu’est-ce que des théologiens reconnus ont dit de la Résurrection ? » et s’appuie sur les ouvrages dont on trouvera la liste dans la bibliographie.

Il existe ce qu’on appelle la foi de l’Église. Mais pour dire « je crois », ne faut-il pas en faire une foi personnelle et ne pas se contenter de répéter des affirmations qui perdent leur sens pour nous ?

Voici le lien vers l’article complet, sur le site de Garrigues et Sentiers

La Résurrection - Un essai de compréhension   2. Sous l’horizon de la Promesse

Quand nous nous intéressons à la signification de cet événement, ou plutôt de son annonce, la première approche qui nous est proposée est l’annonce par les disciples d’une expérience spirituelle qu’ils ont faite en communauté.

La Résurrection – Un essai de compréhension 3. Sous l'horizon eschatologique

La Résurrection – Un essai de compréhension 4. Historicité et réalité

Vivre par-delà la mort, ou le miracle de la résurrection au quotidien


mercredi 26 août 2020

Après le synode de l’Amazonie, où en est-on de la synodalité ?

 Il ne faut pas oublier que l’Église n’est pas une démocratie.

Dans une démocratie, du moins en théorie, tout le monde a une voix et un vote. Mais l’Église est contrôlée par moins de 1 % de ses membres. L’Église – à tous les niveaux – est contrôlée par ses clercs.

Alors, qu’est-ce que tout ce discours sur la « synodalité » ? Comment ce discours peut-il devenir la marche à suivre lorsqu’il s’agit des femmes dans l’Église ?

À un certain niveau, la synodalité signifie la collégialité, ce qui nous ramène à notre point de départ. Dans l’Église catholique, la collégialité signifie que les prêtres et les évêques se parlent et décident de ce qu’ils veulent faire. Le pape François a dit que la synodalité, qui lui tient à cœur, « c’est marcher ensemble, et c’est ce que le Seigneur attend de l’Église au troisième millénaire ». Mais qui marche avec qui ?

La question des femmes dans l’Église s’arrête aux portes de la Curie, contrôlée par les hommes. Le problème sous-jacent : des vestiges de croyances scandaleuses présentées par les cardinaux et les canonistes médiévaux, certaines ayant même été promulguées par des papes. Aujourd’hui, personne ne le dira à voix haute, mais il existe des preuves écrites que les hiérarchies de l’Église considéraient les femmes comme a) impures, b) stupides, c) indignes de confiance, d) trompeuses et e) trop d’autres qualificatifs trop offensants pour les consigner ici.

Mais quid de « marcher ensemble » ? Chaque jour de nombreuses femmes s’éloignent de l’Église, emmenant avec elles leurs maris et leurs enfants. Voyez les preuves dans les journaux.

Voir l’ensemble de l’article

Et un dossier L’Eglise et les femmes

lundi 17 août 2020

Alerte d’un évêque allemand : « Nous ne pouvons plus construire notre vie d’Église sur les seules traditions »

 « Si le christianisme n’est plus qu’une institution, il est inévitable que les gens tournent le dos à l’Église »

« Les gens doivent faire l’expérience de la foi ; ils doivent faire l’expérience de la beauté de croire en Dieu, de la bonté d’appartenir à une communauté de foi, alors ils seront intéressés par la foi, alors ils resteront chrétiens »

« Aujourd’hui, nous pouvons clairement sentir que Karl Rahner avait raison », a affirmé P. Kohlgraf ajoutant qu’aujourd’hui, dans l’Église, « nous devons chercher les vraies raisons de la foi plus que les simples habitudes et offrir aux gens ces raisons de manière convaincante ».

Pour que la Bonne Nouvelle soit pertinente aujourd’hui, il faut avant tout non pas un « bel emballage nouveau » pour l’évangile, mais surtout des « témoins » ou des « mystiques » qui ont vraiment « vécu quelque chose » dans leur foi et peuvent ainsi la transmettre, a ajouté le prélat.

Lien vers l’article complet

Lire aussi : En Allemagne le rythme des sorties d’Eglises s’accélère

Une Eglise en chute libre, Henri Boulad

Une modernité refusée par l’Eglise, Henri Boulad

En France la culture chrétienne en forte baisse

Quelques témoignages

Et des réflexions sur la spiritualité, la foi, Dieu, Jésus …

mercredi 22 juillet 2020

Le cléricalisme dans l'Eglise catholique est loin d'être mort

Quelques frémissements, mais l’institution se raidit
Le Vatican : « seul un prêtre servant de pasteur peut exercer « le plein soin des âmes »
Réponse de Nous sommes Eglise : « tentative scandaleuse de Rome de rendre l’Église à nouveau préconciliaire et de ralentir d’urgence les réformes pastorales en cours. »
« On offre des solutions ou des idées pour que d’autres femmes portent elles-mêmes leur candidature, dans les mois et les années à venir. »

jeudi 9 juillet 2020

Prier au temps du coronavirus

Le confinement à cause du coronavirus a été un révélateur de nos comportements, en particulier dans notre réflexion spirituelle. Comment s’étonner que notre impuissance réveille les peurs et les angoisses de toujours, le besoin de consolation, de protection et de sécurité, d’espérance contre toute espérance ? De plein fouet nous étions confrontés à la question du rôle que Dieu joue là-dedans et du sens de notre prière. Et nous avons constaté toute une palette de réactions. Il est difficile de résister au réflexe païen du Dieu utilitaire, du Dieu tout puissant et magicien qui d'un claquement des doigts arrive à régler tous les problèmes.
Certains le pensaient. On bénissait la ville avec l’ostensoir, on organisait des neuvaines, on invoquait tel ou tel saint qui était « efficace » lors de la peste. Est aussi remontée à la surface la théologie de la rétribution qui dit que si on est arrivé là, c’est qu’il y a eu faute, qui mérite punition, ce qui conduit à la dénonciation d’un coupable, bouc émissaire qui doit être éliminé. Si on avait cette conception de Dieu, ne pourrait-on pas lui reprocher de ne pas intervenir avant qu'on ne le lui demande ? Mais on pourrait aussi penser au Dieu pervers tel que le décrit Maurice Bellet.
Et nous nous sommes déjà posé la question : « Que faisait Dieu à Auschwitz ? » Elie Wiesel dans son livre La Nuit, raconte que lorsque le petit pipel qu’on a pendu, après une très longue agonie mourut, un homme demanda : Où est donc Dieu ? Et il sentait en lui une voix qui disait « Le voici, il est pendu ici, à cette potence » Le philosophe juif Hans Jonas dit que si Dieu n’est pas intervenu durant les atrocités de l’Holocauste, ce n’est pas qu’il ne le voulait pas mais qu’il ne le pouvait pas, sauf à en faire une divinité monstrueuse qui consentirait, de plein gré, au martyre de ses créatures innocentes. Etty Hillesum, victime elle-même de la Shoah, va jusqu’à dire que c’est l’homme qui peut aider Dieu.
Job aussi était d’abord confronté au silence de Dieu. Mais il a compris que gémir, pleurer, prier, ce n’est pas lâche, que les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées, lui qui, à travers tous ses malheurs est un homme d’espérance. Son espérance, c’est de tenir quand même. Il attend que justice soit faite, parce que ce n’est pas juste, ce qui lui arrive ; il attend d’être compris, soulagé, soigné, guéri, ramené à la vie, à la santé, à la dignité ; il attend surtout d’être entendu et pas par n’importe qui, par Dieu lui-même. Et, à la fin, sa ténacité est récompensée : Dieu se montre, Dieu lui parle.
Nous évoquons facilement l’importance de la prière et son efficacité. Que cette période du coronavirus nous donne l’occasion de nous poser les questions : pourquoi prions-nous, comment prions-nous, comment pouvons-nous rejoindre Dieu dans son humilité et son impuissance ?
Georges Heichelbech

jeudi 18 juin 2020

Loué sois-tu !


Il y a cinq ans, jour pour jour, ce 18 juin, le pape François publiait son encyclique Laudato si’ sur la « sauvegarde de la maison commune ». Un grand texte, unanimement salué jusque dans la société civile. Un texte qui récapitule, consolide et élargit la pensée catholique sur l’écologie. Mais surtout qui lui confère une place centrale dans l’enseignement social de l’Eglise.

Loué sois-tu ! : États d'âme
Voici le texte de cette encyclique, ainsi que toute une série de documents assemblés par François Vercelletto, sur ce thème

Un Résumé et commentaire de l’encyclique Laudato Si’ parmi bien d’autres



vendredi 12 juin 2020

Les violences policières

Depuis plusieurs années l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) étudie le dossier sur les violences policières  
Elle est la première à dire que tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir et qu’il ne faut pas porter de jugement global du type « Tous les policiers sont violents » et que leur rôle est indispensable pour le maintien de l’ordre. Les policiers ont une déontologie qui définit clairement dans quel cadre légal, ils sont appelés à intervenir. Force est de constater que ces règles ne sont pas toujours respectées et qu’ils ne sont pas les seuls à utiliser la violence

Hommage à Jacques Noyer

Jacques Noyer, ancien évêque d’Amiens est décédé le 2 juin, à 93 ans. Toute sa vie de prêtre et d’évêque, il a cherché à promouvoir une Église capable de « dire l’Évangile dans de nouveaux langages »
Voici quelques écrits ou hommages

jeudi 4 juin 2020

Il faut « donner plus de chances aux femmes dans l’Église, sinon l’Église sera bientôt terminée ».

Voilà ce que déclare Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande
Interrogé sur les demandes d’ordonner des femmes, l’évêque de Limbourg répond en deux temps. « En tant que membre d’une société dans laquelle l’égalité des sexes est un droit fondamental, je ne vois pas en quoi cela pourrait être une erreur qui mettrait le magistère de l’Église sur la mauvaise voie. » Mais, ajoute-t-il aussitôt, « en tant qu’évêque et prêtre catholique, je sais que le magistère de l’Église, selon ses propres termes, ne se considère pas autorisé à ordonner des femmes ».
Voir l’article du journal La Croix
Et aussi l’article
Vive la liberté d’expression à l’intérieur de l’Eglise catholique !!!