mercredi 6 mars 2019

L’Eglise catholique paye au prix fort son cléricalisme, son silence coupable et sa vision de la femme et de la sexualité

A voir et entendre les dernières révélations sur le comportement de certains membres de l’Eglise, cela donne la nausée. Et il ne s’agit pas de personnes isolées, mais de tout un système, basé sur le culte du secret et du déni. Et ce n’est que sous la pression, quand elle ne peut plus faire autrement, que l’Eglise admet, au compte goutte, certains faits et fait des déclarations d’intention, où on attend pour bon nombre leur mise en application pratique. Et ce n’est pas en appelant à la prière ou en invoquant Satan, qu’on prend la pleine mesure du problème. Elle est tellement engluée dans son fonctionnement hiérarchique et clérical, qu’on peut comprendre aisément ceux qui pensent qu’elle est incapable de se réformer. Et il n’est pas possible, pour elle, de faire du replâtrage ou de faire le dos rond en attendant que la tempête passe. Le 2 décembre 2018, la Fédération des Réseaux du Parvis avait déjà fait un communiqué dans ce sens
La pédophilie, les abus sexuels, le déni de l’homosexualité et des réalités de la manière où les prêtres vivent leur célibat, ne sont que le sommet d’un iceberg qui cache un malaise beaucoup plus profond, à savoir une vision malsaine de la femme et de la sexualité et d’une façon beaucoup plus globale le cléricalisme qui conditionne l’ensemble du fonctionnement de l’Eglise.
De multiples articles font cette analyse par exemple Danielle Hervieu Léger
Un article du Comité de la jupe Femmes ou cléricalisme, il faut choisir
Le communiqué de NSAE (Nous sommes aussi l’Eglise, pas une autre Eglise mais une Eglise autre)

Certains n’hésitent pas à parler de l’Eglise en ruine

Pour information, après les films SpotlightPédophilie dans l'Eglise, le poids du silence et Grâce à Dieu, le livre de Frédéric Martel Sodoma, le livre de Pierre Vignon, Plus jamais ça, le livre de Claire Maximova, La Tyrannie du silence, un lien vers le documentaire d’Arte « Religieuses abusées, l'autre scandale de l'Église »

mercredi 20 février 2019

COMMENTAIRE. Antisémitisme : haine du Juif, haine de soi

Critiquer la politique israélienne, réclamer l’application de sanctions devant le refus permanent des autorités israéliennes de respecter le droit international, exiger que les produits israéliens qui arrivent sur nos tables et dans nos magasins ne soient pas issus des colonies, tenter de faire juger les généraux israéliens coupables de crimes de guerre, dénoncer la discrimination dont sont victimes les hommes et femmes d’Israël qui ne sont pas juifs, tout cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Mais cela ne signifie pas demander la disparition d'Israël.
Une vidéo qui permet de clarifier les idées
https://www.youtube.com/watch?v=Jw6yHN9mgJc
Il est possible d'être juif et antisioniste, mais bien évidemment pas antisémite
https://www.dropbox.com/s/mgqdjcedlxkxfpt/nous_sommes_juifs_et_antisionistes_18-2-19_dl.pdf?dl=0
Lire l'appel de Beauvau signé par les instances religieuses ou non qui condamne sans ambiguïté l'antisémitisme

samedi 16 février 2019

Requiem pour Tomi Ungerer, provocateur de génie

Requiem pour Tomi Ungerer, provocateur de génie - La Croix
Toni Ungerer a été un de ces êtres qui faisaient rendre gorge à notre époque bouffie de bien-pensance et saturée de conformisme. C’est dans cet état d’esprit que se situe l’hommage qui lui a été rendu ce vendredi 15 février à Strasbourg. Incroyant, d’éducation protestante, une célébration a eu lieu, en présence de 1000 personnes (le gouvernement français a brillé par son absence), à la cathédrale de Strasbourg, présidée par l’évêque et où Roger Siffer a chanté « Die Gedanken sind frei » (La liberté de pensée). Elle a été retransmise en intégralité et en direct par Fr3 Alsace
A partir de 1h 32 mn « Die Gedanken sind frei »

mardi 5 février 2019

La fraternité, antidote au fanatisme, à la violence, au rejet de celui qui est différent et du fantasme du grand remplacement

Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à coexister comme des frères entre eux, pour peupler la terre et y répandre les valeurs du bien, de la charité et de la paix. Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière. Au nom des pauvres, des personnes dans la misère, dans le besoin et des exclus que Dieu a commandé de secourir comme un devoir demandé à tous les hommes et, d’une manière particulière, à tout homme fortuné et aisé. Au nom des orphelins, des veuves, des réfugiés et des exilés de leurs foyers et de leurs pays ; de toutes les victimes des guerres, des persécutions et des injustices ; des faibles, de ceux qui vivent dans la peur, des prisonniers de guerre et des torturés en toute partie du monde, sans aucune distinction. Au nom des peuples qui ont perdu la sécurité, la paix et la coexistence commune, devenant victimes des destructions, des ruines et des guerres.
Au nom de la « fraternité humaine » qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux. Au nom de cette fraternité déchirée par les politiques d’intégrisme et de division, et par les systèmes de profit effréné et par les tendances idéologiques haineuses, qui manipulent les actions et les destins des hommes. Au nom de la liberté, que Dieu a donnée à tous les êtres humains, les créant libres et les distinguant par elle. Au nom de la justice et de la miséricorde, fondements de la prospérité et pivots de la foi. Au nom de toutes les personnes de bonne volonté, présentes dans toutes les régions de la terre. Au nom de Dieu et de tout cela, Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Eglise catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –, déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.
Nous – croyants en Dieu, dans la rencontre finale avec Lui et dans Son Jugement –, partant de notre responsabilité religieuse et morale, et par ce Document, nous demandons à nous-mêmes et aux Leaders du monde, aux artisans de la politique internationale et de l’économie mondiale, de s’engager sérieusement pour répandre la culture de la tolérance, de la coexistence et de la paix ; d’intervenir, dès que possible, pour arrêter l’effusion de sang innocent, et de mettre fin aux guerres, aux conflits, à la dégradation environnementale et au déclin culturel et moral que le monde vit actuellement. Nous nous adressons aux intellectuels, aux philosophes, aux hommes de religion, aux artistes, aux opérateurs des médias et aux hommes de culture en toute partie du monde, afin qu’ils retrouvent les valeurs de la paix, de la justice, du bien, de la beauté, de la fraternité humaine et de la coexistence commune, pour confirmer l’importance de ces valeurs comme ancre de salut pour tous et chercher à les répandre partout.
Cette Déclaration, partant d’une réflexion profonde sur notre réalité contemporaine, appréciant ses réussites et partageant ses souffrances, ses malheurs et ses calamités, croit fermement que parmi les causes les plus importantes de la crise du monde moderne se trouvent une conscience humaine anesthésiée et l’éloignement des valeurs religieuses, ainsi que la prépondérance de l’individualisme et des philosophies matérialistes qui divinisent l’homme et mettent les valeurs mondaines et matérielles à la place des principes suprêmes et transcendants. Nous, reconnaissant aussi les pas positifs que notre civilisation moderne a accomplis dans les domaines de la science, de la technologie, de la médecine, de l’industrie et du bien-être, en particulier dans les pays développés, nous soulignons que, avec ces progrès historiques, grands et appréciés, se vérifient une détérioration de l’éthique, qui conditionne l’agir international, et un affaiblissement des valeurs spirituelles et du sens de la responsabilité. Tout cela contribue à répandre un sentiment général de frustration, de solitude et de désespoir, conduisant beaucoup à tomber dans le tourbillon de l’extrémisme athée et agnostique, ou bien dans l’intégrisme religieux, dans l’extrémisme et dans le fondamentalisme aveugle, poussant ainsi d’autres personnes à céder à des formes de dépendance et d’autodestruction individuelle et collective.
L’histoire affirme que l’extrémisme religieux et national, ainsi que l’intolérance, ont produit dans le monde, aussi bien en Occident qu’en Orient, ce que l’on pourrait appeler les signaux d’une « troisième guerre mondiale par morceaux », signaux qui, en diverses parties du monde et en diverses conditions tragiques, ont commencé à montrer leur visage cruel ; situations dont on ne connaît pas avec précision combien de victimes, de veuves et d’orphelins elles ont générés. En outre, il y a d’autres régions qui se préparent à devenir le théâtre de nouveaux conflits, où naissent des foyers de tension et s’accumulent des armes et des munitions, dans une situation mondiale dominée par l’incertitude, par la déception et par la peur de l’avenir et contrôlée par des intérêts économiques aveugles.
Nous affirmons aussi que les fortes crises politiques, l’injustice et l’absence d’une distribution équitable des ressources naturelles – dont bénéficie seulement une minorité de riches, au détriment de la majorité des peuples de la terre – ont provoqué, et continuent à le faire, d’énormes quantité de malades, de personnes dans le besoin et de morts, causant des crises létales dont sont victimes divers pays, malgré les richesses naturelles et les ressources des jeunes générations qui les caractérisent. A l’égard de ces crises qui laissent mourir de faim des millions d’enfants, déjà réduits à des squelettes humains – en raison de la pauvreté et de la faim –, règne un silence international inacceptable. Il apparaît clairement à ce propos combien la famille est essentielle, en tant que noyau fondamental de la société et de l’humanité, pour donner le jour à des enfants, les élever, les éduquer, leur fournir une solide morale et la protection familiale. Attaquer l’institution familiale, en la méprisant ou en doutant de l’importance de son rôle, représente l’un des maux les plus dangereux de notre époque. Nous témoignons aussi de l’importance du réveil du sens religieux et de la nécessité de le raviver dans les cœurs des nouvelles générations, par l’éducation saine et l’adhésion aux valeurs morales et aux justes enseignements religieux, pour faire face aux tendances individualistes, égoïstes, conflictuelles, au radicalisme et à l’extrémisme aveugle sous toutes ses formes et ses manifestations.
Le premier et le plus important objectif des religions est celui de croire en Dieu, de l’honorer et d’appeler tous les hommes à croire que cet univers dépend d’un Dieu qui le gouverne, qu’il est le Créateur qui nous a modelés avec Sa Sagesse divine et nous a accordé le don de la vie pour le préserver. Un don que personne n’a le droit d’enlever, de menacer ou de manipuler à son gré ; au contraire, tous doivent préserver ce don de la vie depuis son commencement jusqu’à sa mort naturelle. C’est pourquoi nous condamnons toutes les pratiques qui menacent la vie comme les génocides, les actes terroristes, les déplacements forcés, le trafic d’organes humains, l’avortement et l’euthanasie et les politiques qui soutiennent tout cela.
De même nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. Ces malheurs sont le fruit de la déviation des enseignements religieux, de l’usage politique des religions et aussi des interprétations de groupes d’hommes de religion qui ont abusé – à certaines phases de l’histoire – de l’influence du sentiment religieux sur les cœurs des hommes pour les conduire à accomplir ce qui n’a rien à voir avec la vérité de la religion, à des fins politiques et économiques mondaines et aveugles. C’est pourquoi nous demandons à tous de cesser d’instrumentaliser les religions pour inciter à la haine, à la violence, à l’extrémisme et au fanatisme aveugle et de cesser d’utiliser le nom de Dieu pour justifier des actes d’homicide, d’exil, de terrorisme et d’oppression. Nous le demandons par notre foi commune en Dieu, qui n’a pas créé les hommes pour être tués ou pour s’affronter entre eux et ni non plus pour être torturés ou humiliés dans leurs vies et dans leurs existences. En effet, Dieu, le Tout-Puissant, n’a besoin d’être défendu par personne et ne veut pas que Son nom soit utilisé pour terroriser les gens.
Ce Document, en accord avec les précédents Documents Internationaux qui ont souligné l’importance du rôle des religions dans la construction de la paix mondiale, certifie ce qui suit :
• La forte conviction que les vrais enseignements des religions invitent à demeurer ancrés dans les valeurs de la paix ; à soutenir les valeurs de la connaissance réciproque, de la fraternité humaine et de la coexistence commune ; à rétablir la sagesse, la justice et la charité et à réveiller le sens de la religiosité chez les jeunes, pour défendre les nouvelles générations de la domination de la pensée matérialiste, du danger des politiques de l’avidité du profit effréné et de l’indifférence, basée sur la loi de la force et non sur la force de la loi.
• La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas.
• La justice basée sur la miséricorde est le chemin à parcourir pour atteindre une vie décente à laquelle a droit tout être humain.
• Le dialogue, la compréhension, la diffusion de la culture de la tolérance, de l’acceptation de l’autre et de la coexistence entre les êtres humains contribueraient notablement à réduire de nombreux problèmes économiques, sociaux, politiques et environnementaux qui assaillent une grande partie du genre humain.
• Le dialogue entre les croyants consiste à se rencontrer dans l’énorme espace des valeurs spirituelles, humaines et sociales communes, et à investir cela dans la diffusion des plus hautes vertus morales, réclamées par les religions ; il consiste aussi à éviter les discussions inutiles.
• La protection des lieux de culte – temples, églises et mosquées – est un devoir garanti par les religions, par les valeurs humaines, par les lois et par les conventions internationales. Toute tentative d’attaquer les lieux de culte ou de les menacer par des attentats, des explosions ou des démolitions est une déviation des enseignements des religions, ainsi qu’une claire violation du droit international.
• Le terrorisme détestable qui menace la sécurité des personnes, aussi bien en Orient qu’en Occident, au Nord ou au Sud, répandant panique, terreur ou pessimisme n’est pas dû à la religion – même si les terroristes l’instrumentalisent – mais est dû à l’accumulation d’interprétations erronées des textes religieux, aux politiques de faim, de pauvreté, d’injustice, d’oppression, d’arrogance ; pour cela, il est nécessaire d’interrompre le soutien aux mouvements terroristes par la fourniture d’argent, d’armes, de plans ou de justifications, ainsi que par la couverture médiatique, et de considérer tout cela comme des crimes internationaux qui menacent la sécurité et la paix mondiale. Il faut condamner ce terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations.
• Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité ; il prépare le terrain aux hostilités et à la discorde et prive certains citoyens des conquêtes et des droits religieux et civils, en les discriminant.
• La relation entre Occident et Orient est une indiscutable et réciproque nécessité, qui ne peut pas être substituée ni non plus délaissée, afin que tous les deux puissent s’enrichir réciproquement de la civilisation de l’autre, par l’échange et le dialogue des cultures. L’Occident pourrait trouver dans la civilisation de l’Orient des remèdes pour certaines de ses maladies spirituelles et religieuses causées par la domination du matérialisme. Et l’Orient pourrait trouver dans la civilisation de l’Occident beaucoup d’éléments qui pourraient l’aider à se sauver de la faiblesse, de la division, du conflit et du déclin scientifique, technique et culturel. Il est important de prêter attention aux différences religieuses, culturelles et historiques qui sont une composante essentielle dans la formation de la personnalité, de la culture et de la civilisation orientale ; et il est important de consolider les droits humains généraux et communs, pour contribuer à garantir une vie digne pour tous les hommes en Orient et en Occident, en évitant l’usage de la politique de la double mesure.
• C’est une nécessité indispensable de reconnaître le droit de la femme à l’instruction, au travail, à l’exercice de ses droits politiques. En outre, on doit travailler à la libérer des pressions historiques et sociales contraires aux principes de sa foi et de sa dignité. Il est aussi nécessaire de la protéger de l’exploitation sexuelle et du fait de la traiter comme une marchandise ou un moyen de plaisir ou de profit économique. Pour cela, on doit cesser toutes les pratiques inhumaines et les coutumes courantes qui humilient la dignité de la femme et travailler à modifier les lois qui empêchent les femmes de jouir pleinement de leurs droits.
• La défense des droits fondamentaux des enfants à grandir dans un milieu familial, à l’alimentation, à l’éducation et à l’assistance est un devoir de la famille et de la société. Ces droits doivent être garantis et préservés, afin qu’ils ne manquent pas ni ne soient refusés à aucun enfant, en aucun endroit du monde. Il faut condamner toute pratique qui viole la dignité des enfants et leurs droits. Il est aussi important de veiller aux dangers auxquels ils sont exposés – spécialement dans le domaine digital – et de considérer comme un crime le trafic de leur innocence et toute violation de leur enfance.
• La protection des droits des personnes âgées, des faibles, des handicapés et des opprimés est une exigence religieuse et sociale qui doit être garantie et protégée par des législations rigoureuses et l’application des conventions internationales à cet égard.
A cette fin, l’Église catholique et Al-Azhar, par leur coopération commune, déclarent et promettent de porter ce Document aux Autorités, aux Leaders influents, aux hommes de religion du monde entier, aux organisations régionales et internationales compétentes, aux organisations de la société civile, aux institutions religieuses et aux Leaders de la pensée ; et de s’engager à la diffusion des principes de cette Déclaration à tous les niveaux régionaux et internationaux, en préconisant de les traduire en politiques, en décisions, en textes législatifs, en programmes d’étude et matériaux de communication.
Al-Azhar et l’Église Catholique demandent que ce Document devienne objet de recherche et de réflexion dans toutes les écoles, dans les universités et dans les instituts d’éducation et de formation, afin de contribuer à créer de nouvelles générations qui portent le bien et la paix et défendent partout le droit des opprimés et des derniers.
En conclusion nous souhaitons que : cette Déclaration soit une invitation à la réconciliation et à la fraternité entre tous les croyants, ainsi qu’entre les croyants et les non croyants, et entre toutes les personnes de bonne volonté ; soit un appel à toute conscience vivante qui rejette la violence aberrante et l’extrémisme aveugle ; appel à qui aime les valeurs de tolérance et de fraternité, promues et encouragées par les religions ; soit un témoignage de la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et élève l’esprit humain ; soit un symbole de l’accolade entre Orient et Occident, entre Nord et Sud, et entre tous ceux qui croient que Dieu nous a créés pour nous connaître, pour coopérer entre nous et pour vivre comme des frères qui s’aiment. Ceci est ce que nous espérons et cherchons à réaliser, dans le but d’atteindre une paix universelle dont puissent jouir tous les hommes en cette vie.
Abou Dhabi, le 4 février 2019
Sa Sainteté Pape François
Grand Imam d’Al-Azhar Ahmed Al Tayeb

Et voici toute une série de documents sur la fraternité

dimanche 11 novembre 2018

En face il y a toujours un être humain

En face il y a toujours un être humain | NSAE

Il s’agit d’un document intéressant, qui montre que dans certains domaines (il faut reconnaître, pas tous) la voix des religions peut être tout à fait pertinente dans l’espace public. Il y a à la fois une interpellation citoyenne et une interpellation vis-à-vis des communautés religieuses. Et ce document est intéressant dans le contexte suisse, quand on connait leur frilosité vis-à-vis des étrangers. Mais c’est aussi une façon d’exorciser les peurs fantasmées, engendrées par la mondialisation. D’ailleurs ce dernier point est un des défis majeurs vis-à-vis de l’application de la Déclaration universelle des droits de l’homme, à savoir développer un esprit de fraternité.

Et d’autres articles sur la  fraternité

mercredi 15 août 2018

L’avenir de l’Eglise : Extrait du livre Esprit, Eglise et Monde, tome 2 De la foi critique à la foi qui agit, Joseph Moingt

L’avenir de l’Eglise : Extrait du livre Esprit, Eglise et Monde, tome 2 De la foi critique à la foi qui agit, Joseph Moingt | Expression libre

Puisque l'Eglise est en pleine mutation, dire comment nous souhaitons qu'elle soit, c'est d'avance dire quelle idée de Dieu nous habite, quel Dieu nous voulons annoncer au monde

Une recension de ce livre dans la revue Etudes
Un commentaire dans Témoignage chrétien
Des articles du site de la CCBF
Des articles du site de NSAE
Des articles de ce site

samedi 14 juillet 2018

dossier n° 35 fraternite - GARRIGUES ET SENTIERS

dossier n° 35 fraternite - GARRIGUES ET SENTIERS
C’est une récente décision du Conseil constitutionnel censurant un article de loi relatif à l’aide aux étrangers en situation irrégulière qui nous a inspiré le titre de ce 35e dossier de notre blog. Car en affirmant la prééminence du « principe de fraternité » sur la « sauvegarde de l’ordre public », elle lui donne une « valeur constitutionnelle » qui le met à parité avec les deux autres termes de notre devise républicaine dont il était jusqu’alors un peu le parent pauvre. On ne saurait marquer plus clairement que Vivre la Fraternité n’est nullement un « hobby » laissé à la discrétion de chacun, mais une injonction à laquelle tout citoyen de notre pays se doit d’obéir.

Un dossier de la revue Réseaux du Parvis ayant pour thème « Fraternité chrétienne et républicaine »
Protestants en fête Strasbourg 2017 La nuit des thèses
Et voici toute une série d’autres articles sur ce thème Cliquez ici

mercredi 27 juin 2018

Réflexion sur le manque de prêtres

A l’occasion de l’incident regrettable du prêtre de 89 ans qui gifle l’enfant qu’il devait baptiser, Isabelle de Gaulmyn conclut son article par « L’âge du prêtre devrait nous couvrir de honte, nous catholiques. Malgré nos paroles pleines de bienveillance et d’humanité, nous laissons des prêtres bien trop âgés en fonction. Tout cela parce que nous avons peur de dire le vrai problème : le manque de prêtres, dans une Église où tout – ou presque, repose encore sur eux. Cette année, une nouvelle fois, ils sont encore peu, très peu. Ces chiffres ne révèlent pas une crise des vocations. C’est tout un système qui s’effondre, et qu’il faudra bien avoir un jour le courage de regarder en face… »
Et effectivement, on se contente d’observer
en parlant de 125 prêtres ordonnés où si on regarde d’un peu près, il n’y a que 67 prêtres diocésains.
Mais on se contente de décréter une année sacerdotale en invoquant le curé d’Ars pour relancer les vocations. Une réflexion beaucoup plus courageuse est nécessaire, tant sur le statut du prêtre, que sur le sacerdoce universel et l’ordination des femmes. On ne peut se réfugier derrière un discours idéologique, disant que c’est Dieu qui en a voulu ainsi. On a beaucoup trop tendance à attribuer des paroles humaines à Dieu.
Voici une réflexion de Joseph Moingt
Une autre de François Vercelletto
Et toute une série de fiches évoquant de près ou de loin ce problème. Ces fiches sont dans la colonne centrale et pour en consulter une, il suffit de naviguer du haut vers le bas et de cliquer sur les liens correspondants

mercredi 20 juin 2018

Journée mondiale des réfugiés 20 juin

Journée mondiale des réfugiés 20 juin

En cette période de crispation identitaire atisée par des mouvements populistes, il est plus que jamais important de montrer notre solidarité vis-à-vis des réfugiés

jeudi 31 mai 2018

Des femmes prêtres ? Un "non définitif" : États d'âme

Des femmes prêtres ? Un "non définitif" : États d'âme
Faut-il en rire ou en pleurer ? Dans quelques siècles on sourira sur le caractère
définitif de ce genre d’affirmation.
Dans l’Eglise protestante les premières pasteurs datent des années 1925 et c’est seulement
dans les années 1960 que ces ordinations sont courantes. Les anglicans ont aussi mis du temps. Pour l’Eglise catholique, cela mettra aussi encore un certain temps.
Le pire c’est le discours idéologique. Il paraît que c’est Dieu qui n’a pas voulu que la
femme devienne prêtre.
Il paraît que nous sommes tous égaux devant Dieu. Mais il y en a qui sont plus égaux que d’autres.
Tout le monde a un rôle dans l’Eglise, mais chacun à sa place. Ils sont au pouvoir, elles
sont au service.
En langage plus diplomatique les hommes sont dans leur rôle pétrinien de chef, les femmes
dans leur rôle marial de servante.
On oublie simplement que ce sont des vieux garçons qui en plus s’imaginent qu’ils sont
les seuls à avoir la parole dans l’Eglise qui perpétuent un discours patriarcal.
Il faudrait déjà un discours bien plus positif sur les femmes.