Rencontre de communautés en marche synodale
Des
synthèses en vue du synode sur la synodalité
Lisez le mode d'emploi. Mes articles sont au milieu. Il suffit de cliquer sur les liens. Des sites, blogs, pages sont répertoriés dans les colonnes de gauche ou de droite. Recherches par mots clés en cliquant dessus. Les recherches sur les blogs mentionnés sont à faire dans la case Rechercher. Pour voir 15 articles, cliquez sur Accueil. Le dernier article des blogs avec flux est visible, en commençant par le plus récent. Pour voir toute la liste 1 de blogs, cliquez sur "tout afficher"
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Or ‑ je ne
saurais dire depuis combien de temps ‑, nous interprétons communément ces
versets comme concernant les vocations spécifiques et plus précisément
sacerdotales. Une telle lecture est anachronique. Jésus n’a aucune
idée de ce que nous appelons prêtre. Il y a certes des prêtres pour exercer le
sacerdoce en Israël et dans les religions. Il y a aussi des anciens, des
presbytres, qui jouent, et dans le judaïsme du premier siècle et dans les
débuts de l’Eglise ; les Actes principalement leur reconnaissent un rôle
dans l’organisation des communautés chrétiennes. Mais jamais Jésus n’a pensé
que des prêtres, comme ceux des religions, auraient un rôle, en tant que tels,
dans la communauté de ses disciples.
Spécialiste
des religions, la sociologue Danièle Hervieu-Léger a théorisé, voici vingt ans
déjà, l’exculturation du catholicisme en France comme perte définitive de son
emprise sur la société. Plus récemment le rapport de la Ciase sur la
pédocriminalité dans l’Eglise et les divisions autour des restrictions du culte
liées au Covid19 lui paraissent avoir accéléré une forme de dérégulation
institutionnelle devenue irréversible. Dans un livre d’entretiens avec le
sociologue des religions Jean-Louis Schlegel, qui sort le 13 mai en librairie,
elle précise sa vision d’un catholicisme devenu non seulement minoritaire mais
pluriel et éclaté. Un catholicisme qu’elle croit condamné à une forme de
diaspora d’où il pourrait, néanmoins, tirer une nouvelle présence sociale sous
forme de « catholicisme hospitalier ». A la condition de se réformer en profondeur,
non seulement en France, mais au plus haut sommet de la hiérarchie. Une thèse
qui, n’en doutons pas, fera débat sinon polémique. Et que j’interroge, pour une
part, dans cette recension.
Lire la suite https://www.renepoujol.fr/le-catholicisme-francais-au-risque-de-limplosion/
La Fédération des Réseaux du Parvis
La question
de savoir s’il fallait apporter notre contribution à la réflexion synodale
initiée par François, l’Evêque de Rome, dans sa démarche pour une Eglise de
tout le Peuple de Dieu, en conversion fraternelle, synodale et ouverte, s’est
posée au sein de PARVIS, car dans notre expérience, l’absence d’écoute des
institutions est telle qu’elle a conduit une grande partie des baptisé-e-s à
déserter les Églises.
Nous sommes
cependant prêts à tout faire pour que le message de Jésus, dans toute sa
modernité, son dynamisme, son respect de toute personne, ne soit pas englouti
dans les sables du cléricalisme.
Nous avons le
désir d’une vraie communion (confiance, partage et même conflits, qui font
grandir l’Église, cf Actes), d’une réelle participation (dialogue,
participation de tous et toutes aux décisions, engagement commun), d’une
sincère mission de tous (justice, partage, amour témoignant de l’Evangile)
Saint Merry
Hors-les-Murs s’est fortement mobilisée sur la démarche synodale. Une quinzaine
de groupes de cinq à huit personnes se sont réunis à plusieurs reprises entre
décembre 2021 et mars 2022 sur le sujet et ont choisi chacun leur propre
méthode pour conduire les échanges. Une soirée de travail créative a aussi
mobilisé une cinquantaine de personnes en janvier 2022. Le document
préparatoire invitait à « faire route ensemble ». De fait, dans chacun de ces
groupes, un temps a été consacré à partager les constats de l’expérience de ce
« faire route ensemble » au cours des années passées (fruits, obstacles et difficultés),
un autre a permis d’élaborer quelques propositions pour résoudre les
difficultés et abaisser les obstacles aux différents niveaux de la communauté,
des diocèses ou de l’Église.
Notre
contribution répond, certes partiellement, aux dix thèmes proposés par le «
Document Préparatoire au Synode 2023 » de Rome (DPS). Elle est toutefois
présentée en deux grandes parties : la première comporte des constats regroupés
autour de trois enjeux majeurs à nos yeux, la seconde de dix familles de
propositions.
|
Le vote pour Marine Le Pen est incompatible avec nos valeurs. De
manière évidente, la « préférence nationale » masque un rejet violent de
l’étranger, que l’Evangile nous demande d’accueillir sans conditions. En
outre le souverainisme vu comme une supériorité, le refus de continuer à
construire la démocratie en Europe, la collusion avec V. Poutine ou V. Orban,
sont des raisons catégoriques pour faire barrage à son élection |
|
|
Quelques communiqués, parmi de multiples
autres possibles |
|
|
||
|
||
|
Ouest-France :
Présidentielle : appel à un sursaut citoyen au service du bien commun |
|
|
La
Croix : Aux catholiques nous souhaitons dire s'abstenir c’est voter Le Pen |
|
|
||
|
||
|
Le
Monde : Présidentielle 2022 la discrétion de l’Eglise catholique face à
l’extrême droite |
|
|
Saphir
News : Présidentielle 2022 le prêtre Christian Delorme vent debout
contre l’extrême droite |
|
|
La
Croix : La bioéthique peut-elle être l’unique boussole politique |
|
|
||
|
||
|
||
Brutalité, atrocité, inhumanité, barbarie… les dictionnaires ne suffiraient pas à décrire ce que nous, impuissants et stupéfaits, angoissés, voyons ces jours-ci dans les plaines et les villes d’Ukraine, au cœur de la civilisée Europe. Comment avons-nous pu –oui, à la première personne du pluriel– en arriver là, dans les années vingt du XXIe siècle, au bord d’une troisième guerre mondiale, nucléaire cette fois, après les deux guerres mondiales qui sont également nées ici, dans l’Europe de la science et de la raison, dans l’Europe des libertés et des droits de l’homme, dans l’Europe chrétienne qui garantit la dignité, les valeurs humaines et la foi en l’humanité ? Tout cela ne serait-il qu’un pur mensonge ? Je suis envahi par la tristesse.
Mais je joins
du mieux que je peux ma faible voix à la clameur en Ukraine et aux
protestations des jeunes courageux sur les places russes. Au bord du gouffre où
nous nous trouvons, le plus urgent est d’arrêter cette guerre par tous les
moyens raisonnables : diplomatiques, politiques, économiques – serons-nous
prêts à en payer le prix ou préférerons-nous sécuriser notre gaz de chauffage
et nos taux de croissance ? Par tous les moyens rationnels, et… je frémis de le
dire, mais je le dis : également par une action militaire, dans la mesure où
cela est strictement nécessaire
« Devant toi notre Dieu, nous formulons ce à quoi nous engagent le message et la pratique de Jésus, au moment où l’Ukraine est victime d’une guerre injuste et destructrice qui fait de nombreux morts, plonge ses habitants dans l’insécurité et les oblige à fuir leur pays en état précaire. Qu’à la mesure de ses moyens, chacune et chacun participe aux actions entreprises, pour venir en aide aux réfugiés et à ceux qui demeurent sur place ; pour manifester publiquement notre soutien aux Ukrainiens et notre condamnation de l’agression qu’ils subissent, pour accueillir et accompagner les réfugiés dans notre région. »
Pour lire l’ensemble
de l’article cliquez
ici
Jean-Marie Muller est décédé le samedi 18
décembre, suite à une maladie qui l’affaiblissait depuis plusieurs années. Cet
écrivain, militant et philosophe, a consacré sa vie à la non-violence. Il a
écrit d’innombrables articles dans la revue Alternatives Non-Violentes depuis
sa création en 1973, tout en participant aux réunions de la revue jusqu’à ces
dernières années.
En 2014, nous
avons eu un entretien avec lui pour la revue Parvis
Et voici une biographie
Et l’enregistrement d’une conférence qu’il a faite à
Sarreguemines en 2014
Jésus qui a un père qui n'est pas son vrai père, une mère à la fois mère et vierge, qui vit dans une "famille" juive présentée comme modèle aux familles chrétiennes, est censé vivre dans une famille avec papa, maman et un seul enfant, avec une conception de la famille du 19e siècle censée être le modèle de la famille de toujours. De quoi nous faire réfléchir !
A ce propos
certains ont réagi, tels Patrick Royannais
Y'en
a marre de (ces discours sur) la famille ! (La sainte famille)
ou Jonas
Alsace
Il ne s’agit
pas de mépriser la famille, mais de prendre acte qu’il n’y a pas un seul modèle
de famille possible. D’ailleurs la
famille idéale catholique n’existe plus guère
En voici un
document de réflexion globale sur les
familles en devenir
L’ensemble de ces réactions dénote une évidence terrifiante : l’absence totale de prise de conscience de la gravité des faits, et de l’entière responsabilité de leurs auteurs, comme dans le civil.
L’Eglise
catholique est-elle encore crédible ?
Combien de
fidèles vont ils se tourner vers l’Eglise Réformée ou orthodoxe ?
Combien
d’enfants de couples mixtes vont-ils être écartés du catholicisme par un parent
musulman ou juif, légitimement effrayé de ce manque de prise de
conscience ?
Combien
d’athées militants vont-ils faire des émules, vociférant sans nuances sur la
nocivité des religions ?
Combien de
femmes qu’on a voulu déposséder de leurs corps en invoquant fallacieusement des
« enfants innocents » vont elles se détourner définitivement ?
Combien
d’anciennes victimes, que les faits aient duré quelques mois ou plusieurs
années, qu’il s’agisse d’attouchements ou de viols, vont-elles éprouver une
invincible répulsion à remettre un pied à l’église ?
Au milieu de
ces questions qui me taraudent, un grand merci au religieux qui dans sa récente
homélie, a dit que si les clercs avaient compris le sens du mot
« ministère » c’est à dire « service » et non pas
« pouvoir », bien des drames auraient été évités…
Il m’a donné
une faible lueur d’espoir.
Lire la suite
http://christine-amina-esther-andco.eklablog.com/espoirs-et-desespoirs-a210680946
Quelques
communiqués
https://www.dropbox.com/sh/ubhclkljvyd6vz7/AABEGFNj9CCRgTV-nGxn8Nxxa?dl=0
Je me suis rendu compte que nous sommes déjà plongés, du moins théologiquement, dans un temps de préparation synodale sur le « marcher ensemble » ; une tâche qui est aussi intimement liée à la compréhension et à l’exercice de la primauté de Pierre et, bien sûr, à ce que François appelle joyeusement « la conversion de la papauté ». Et, également, avec la coresponsabilité de tous les baptisés non seulement dans l’évangélisation et la célébration, mais aussi et surtout dans le gouvernement et le magistère de l’Église.
Et ce dernier
point est quelque chose que je ne trouve pas, pour l’instant, présent dans les
contributions théologiques que j’ai lues dans la phase précédant le début du
processus synodal qui s’ouvrira en octobre 2021 prochain et qui, débouchant sur
des synodes dans les Églises locales et d’autres réalités particulières
(octobre 2021-avril 2022), conduira à une phase continentale (septembre
2022-mars 2023) et à la phase dite « de l’Église universelle » (octobre 2023).
Lire la suite
http://www.garriguesetsentiers.org/2021/08/l-infarctus-theologique-de-la-synodalite.html
Voici d’abord le texte de ce motu proprio
Existe-t-il la
messe de toujours ?
Une analyse
de François Cassingena-Trévedy
Ici en France, nous suivons avec beaucoup d’intérêt ce qui se passe en Allemagne, avec cette initiative notamment du « Chemin synodal » et nous encourageons toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin participent à cette initiative. Et ceci d’autant plus qu’une telle initiative n’est pas envisageable, dans la situation actuelle, en France. En effet les laïcs ne sont pas structurés en associations qui sont écoutées et qui ont un poids dans la vie ecclésiale, comme en Allemagne.
Le
« parcours synodal » de l’Allemagne va-t-il changer le monde catholique ?
Le
chemin synodal allemand et l’Église universelle
Le
chemin synodal en Allemagne « C’est important pour nous »
Conférence
du Pr Michael Quisinsky (Univ. Freiburg)
Franco-iranien, Reza Moghaddassi est un jeune philosophe agrégé. Il enseigne la philosophie au Gymnase Jean Sturm à Strasbourg et participe à une initiative visant à répandre la méditation à l'école, de la maternelle au lycée.
Né d'un
musulman et d'une catholique, ce philosophe franco-iranien a aussi embrassé le
bouddhisme pendant dix ans. Dans ces trois traditions, Reza Moghaddassi,
fervent croyant, puise aujourd'hui une sagesse de vie.
Voici une
interview de lui, parue dans l’hebdomadaire La Vie en 2016
Son dernier
livre est intitulé « Les
murs qui séparent les hommes ne montent pas jusqu’au ciel »,
disponible aux formats broché et numérique
Il a présenté son livre
à la librairie Kléber à Strasbourg. Trois extraits y sont lus
Voici le
prologue de ce livre et l’enregistrement audio d’une conférence qu’il a faite le 16 mai à la Maison Jean
Goss pour présenter son livre ainsi qu’un enregistrement
vidéo
Etant conquis
par cet auteur, je me suis aussi procuré son premier livre La
soif de l’essentiel, dont voici le
prologue
Je n’ai pas de preuves scientifiques que Dieu existe, pas plus que de ce qu’il peut y avoir après la mort.
Face à de
nombreuses avancées de la Science, la foi classique me file comme le sable
entre les doigts…
Cependant,
hébété en pleine tempête, une autre réalité s’impose à moi. Je dois reconnaître
que la foi en Dieu m’a aidé réellement à cultiver des idéaux, à me ranger
véritablement parmi les pauvres, à surmonter de grandes difficultés, à aider
maintes gens à recouvrer leur dignité…
À partir de
mon expérience vitale de Dieu, je peux l’admirer avec extase dans les
merveilles de la nature.
Je m’engage en faveur de l’accès à la dignité
de tous les humains de cette planète.
J’ai choisi de croire en Jésus, l’homme chez
qui Dieu s’est manifesté en plénitude.
Le Dieu de Jésus ne détient pas de pouvoir.
Seul il est miséricorde.
La personne du Jésus des Évangiles m’enflamme.
Lire le texte complet https://nsae.fr/2021/04/12/jai-choisi-de-croire-en-dieu/