lundi 27 avril 2020

Le coronavirus ne devrait-il pas donner l’occasion aux Eglises de réfléchir aux célébrations qu’elles proposent ?

Le pape François dans sa lettre au peuple de Dieu avait largement mis en cause le cléricalisme dans l’Eglise. Le confinement n’a pas du tout fait changer l’attitude de l’Eglise.

Et pourtant voici le témoignage de l’Eglise indivise

Le communiqué de la CCBF à propos de la réouverture des lieux de culte 

Messe «déconfinée» : les catholiques divisés

Et d’une façon plus globale l’attitude des Eglises face au Coronavirus


lundi 20 avril 2020

Dominique Collin, vous connaissez ?

Dominique Collin, dominicain belge, est licencié en philosophie et en théologie (Louvain). Conférencier, écrivain, il est membre de l’aumônerie des étudiants de Liège.
Il a été connu, en particulier, par son livre « Le christianisme n’existe pas encore »
Il a participé aux Assises de la CCBF le 29 septembre 2018
Il a été réinvité le 21 février 2019 par la CCBF 44 et son intervention a donné lieu à 7 vidéos
Le 17 avril 2018 il a donné une conférence à la Collégiale Saint Jean
Dans la revue Etudes, il a écrit un article, en accès libre Deus ex machina
Et dans le numéro d’avril 2020 un article, réservé aux abonnés La foi est-elle encore possible ?
Il utilise un terme pas trop connu La christianité
Il est très proche de Maurice Bellet qui est une de ses sources d’inspiration

mardi 14 avril 2020

Le coronavirus nous aide à passer du divertissement à la prise de conscience de notre fragilité

Selon Blaise Pascal, tout le monde est en proie au divertissement, qui consiste à la recherche désespérée d’une consolation face à la difficulté d’être soi. Le divertissement renvoie aux activités humaines futiles (recherche de la gloire ou des biens matériels) pour échapper à notre condition.
Le temps du confinement nous force à quitter notre vie stressante de métro, boulot, dodo pour faire une pose et pour réfléchir. De nombreuses pistes nous sont proposées
Voici celle de René Poujol « Et si la littérature nous donnait matière à réfléchir, croire et espérer ? »
Le site Garrigues et Sentiers propose un dossier « Pour faire du confinement un temps de partage »
Des articles de la Revue Etudes
Deus ex machina - Dominique Collin
Vers un monde de COVIVANCE - Mariette Darrigrand
Dépouillement - François Cassingena-Trévedy
Le retour du long terme - Etienne Klein
Une leçon de solidarité - Jean-Marc Ferry
Pour une utopie modeste - Paul Valadier 
La force d’un combat commun - Mazarine Pingeot
Notre condition d’êtres reliés - Pierre-Louis Choquet
Sortir de la légèreté - Pierre de Charentenay sj
Illusion, utopie et espérance - Jean-Pierre Winter
Revue Christus
La conversion écologique
Le blog de Michel Benoît : Le coronavirus et nous
Le journal Le Monde
Autres documents
Interview de Jacques Gaillot par Golias  
Les articles du site : The conversation
Les églises vides : un signe et un défi : Thomas Halik
Et l’on pourrait continuer ainsi

jeudi 2 avril 2020

Quelques réflexions liturgiques sous la pression du coronavirus

La fermeture des églises conduit à une multitude de messes privées. Etudions historiquement les motivations du passage de l'Eucharistie communautaire à la messe privée.
Cela conduit aussi à se poser la question du sens de la messe. Entre rite et magie : la messe
Comment est-on passé de la célébration eucharistique dite « repas du Seigneur » des origines, à la conception sacrificielle de la messe ?
Et ne pourrait-on pas se poser la question à propos de la date de Pâques : Une fête célébrée en commun n’est-elle pas plus importante qu’une précision astronomique ?
https://expressionlibre.home.blog/2020/04/02/une-fete-celebree-en-commun-est-plus-importante-quune-precision-astronomique/ 
Des messes, des messes devant personne, mais des messes !!
Pâques, mais après la fin du confinement  
L'enjeu du jeûne eucharistique que nous vivons
Le jeûne eucharistique en période de confinement par Jacques Mérienne
Absence réelle
Sous prétexte de célébrer les sacrements, et à tout prix, c’est moins le Seigneur qu’une forme de cléricalisme qui s’affiche sur nos écrans. Dès lors, pourquoi, dans ces conditions, plutôt que de tenir à distance les baptisés, et ainsi d’entretenir une représentation obsolète de l’Eglise, avec sa bipartition – pourquoi ne pas profiter de ce confinement pour confier l’Eucharistie aux fidèles baptisés, aux familles qui le désirent ? 
Le verrou de l’eucharistie
Célébration œcuménique du Vendredi Saint, proposée par les Eglises catholique et protestante d’Alsace. L’Alsace a une grande tradition œcuménique. En cette journée importante de l’année liturgique, quel beau témoignage d’une fraternité commune en nous faisant vivre une célébration bien loin d’un ritualisme qui ne parle plus toujours très bien à nos contemporains.

mercredi 18 mars 2020

Le coronavirus…. Et Dieu dans tout cela ?

Il est difficile de résister au réflexe païen du Dieu utilitaire, du Dieu tout puissant et magicien qui d'un claquement des doigts arrive à régler tous les problèmes. Si on avait cette conception de Dieu, ne pourrait-on pas lui reprocher de ne pas intervenir avant qu'on ne le lui demande ? Mais on pourrait aussi penser au Dieu pervers tel que le décrit Maurice Bellet. Et que faisait Dieu à Auschwitz ?
La réflexion de Patrick Royannais : Prier en temps d'épidémie
Et une deuxième réflexion de Patrick Royannais : La Conférence des Evêques de France est tombée sur la tête !
Par souci d’honnêteté de l’information, voici à ce sujet le message de la CCBF 44
Et le message de la conférence des évêques de France, qui a su éviter ces critiques
Un extrait du livre d’Elie Wiesel : La nuit
La recension du livre : Le concept de Dieu après Auschwitz, de Hans Jonas 
Le 11 février 1995 dans "Répliques", Paul Ricœur et Catherine Chalier prolongeaient la réflexion de Hans Jonas sur Dieu dans un monde où Auschwitz a existé
Une analyse du livre de Maurice Bellet : Le Dieu pervers
Il est intéressant aussi de consulter le livre qui vient de paraître : Le Dieu des abîmes, d’Isabelle Le Bourgeois
Mais toute cette réflexion se trouve aussi déjà dans le livre de Job. D’ailleurs « Le cri de Job » est le thème de la Nuit des Veilleurs, organisée par l'ACAT, en principe le 26 juin prochain 
Comme toile de fond de tout cela, il y a la conception que nous avons de Dieu. Voici une réflexion de Jacques Musset : Une autre approche de Dieu, extraite de son livre Être chrétien dans la modernité 
Un Dieu « anti-pandémique », un Dieu « post-pandémique » ou un Dieu « dans la pandémie » ?
Humainement, il est compréhensible que, dans des situations de grandes calamités, l’homme – d’hier et d’aujourd’hui – aille à Dieu ou aux divinités – quel que soit leur nom – pour résoudre ce que nous et les sciences ne pouvons pas résoudre… surtout quand le plus beau cadeau que nous ayons est menacé : la vie.
Le problème du mal, est une pierre d’achoppement aussi bien pour les incroyants que pour les croyants.


vendredi 13 mars 2020

Quelques réflexions à propos du coronavirus

Au risque de ramer à contre-courant et de se faire mal comprendre, sans mésestimer la pandémie du coronavirus, sans négliger de prendre des précautions élémentaires, soyons néanmoins conscients qu’il y a aussi une épidémie de peur du coronavirus. Et des personnes anxieuses n’arrivent pas à raisonner leurs peurs. La plupart du temps, on ne se rend pas compte que les anxieux ont quitté notre monde pour entrer dans un autre monde, qui n’obéit plus aux mêmes règles. Les informations sont traitées de façons très différentes dans ce monde virtuel. Si un risque ne représente qu’une chance sur un milliard, on est aspiré par cette minuscule possibilité. La perception de la possibilité de réalisation d’un événement est une notion tout à fait subjective. Aucune personne n’a dans sa tête la hantise de se tuer en voiture et prend donc sa voiture d’une façon tout à fait rassurée. Mais hélas, certaines personnes, accrocs de jeux de hasard, n’excluent pas la possibilité de gagner le gros lot du loto. Statistiquement, elles ont infiniment plus de « chances » de mourir dans un accident de la circulation que de gagner le gros lot. Alors que la première possibilité n’est pas envisagée et la seconde espérée
http://www.resilience-psy.com/spip.php?article408
Un deuxième article d'Evelyne Josse  sur le coronavirus à l’épreuve des fake news et des théories complotistes
Mais tout en ne cédant pas à une peur irraisonnée, ne mésestimons pas la gravité du phénomène
Un article de l’économiste Jean Gadrey : Le coronavirus révèle l’extrême fragilité de la mondialisation néolibérale
Le monde doit-il s’attendre à d’autres pandémies ? Le regard de l'économiste jésuite Gaël Giraud
Le coronavirus met aussi en lumière notre fragilité
Il nous interroge aussi sur nos comportements
Comment nous situer par rapport aux autres
Et nous permet de mieux mettre en lumière les valeurs auxquelles nous tenons

mercredi 26 février 2020

Quand les statues s’effondrent

C’est ainsi que Jacques Noyer parle à propos de Jean Vanier. Il est difficile d’intervenir sur ce dossier, dans la mesure où la tentation est grande de hurler avec les loups, en se plaçant implicitement au-dessus du lot et en se permettant de juger les autres. Mais le déni d’une réalité n’est pas non plus la solution. On oublie souvent que ne rien décider est aussi une décision, justement celle de ne rien décider, qui peut aussi avoir des conséquences indésirables. Donc avec ces réserves et des hésitations je propose un dossier à partir de ce qu’il est possible de trouver dans les médias.
Commençons d’abord par nous informer, à partir du dossier de synthèse de l’Arche
Et l’interview sur KTO de Stephan Posner, responsable international de l'Arche, enregistré avant la publication des résultats de l’enquête
Il est difficile à partir de là de réagir à chaud, en dépassant l’émotionnel, la douleur et la sidération, pour engager une réflexion plus globale, dépassant le cas particulier de Jean Vanier, sur les abus de pouvoir et d’emprise spirituelle, et tout en n’excusant pas ce qui s’est passé, d’avoir présent la fragilité de toute personne humaine.
D’abord la réflexion de Jacques Noyer : Quand les statues s’effondrent
Le dossier de La Croix , les articles de La Vie  article 1, article 2, de Témoignage Chrétien ( pour celles et ceux qui y ont accès, je n’ai pas le droit de les publier)

dimanche 16 février 2020

« Querida Amazonia » (« Chère Amazonie »), nouvelle exhortation du pape François

Voici d’abord le texte de cette exhortation ainsi qu’une synthèse
Suivant ses attentes, on peut en apprécier ses forces et ses faiblesses.
Voici une première analyse de René Poujol « Ne pas ouvrir les portes sans les tenir fermées »
On peut mettre en avant, comme Dominique Lang que « Le pape s’adresse à une terre et un peuple »
On peut aussi être déçu par les effets d’annonce sur l’ordination d’hommes mariés et la place des femmes dans l’Eglise auxquels il n’y a pas eu de réponse satisfaisante
Voici ce qu’écrit François Vercelletto Le pape François a manqué une occasion
Anthony Favier analyse ce que le pape François dit et ce qu’il réalise concrètement
Voici la réaction du Conseil catholique des femmes
Réflexion de Jean Luc Lecat sur le site de NSAE : Querida Amazonia et réflexion sur le cléricalisme
La réaction de Henri Tincq : « Le pape François cède aux conservateurs »
La réaction de Golias : « L’Église bien aimée de l’Amazonie »
Le communiqué de presse de la CCBF
La réflexion d’Isabelle de Gaulmyn : Pape François, au-delà du célibat des prêtres
La réflexion de José Arregi : Le Vatican ne s’est pas baigné dans l’Amazone
La réflexion de Soline Humbert : Le point de vue du Pape sur les femmes dans l’Église a semé la frustration, la colère et les larmes
La réflexion de Jacques Musset : Le pape François a-t-il eu tord de refuser l’ordination d’hommes mariés ?
A la crainte de cléricaliser les femmes, Anne Soupa et Jean-Paul Vesco répondent  « L’enjeu n’est pas de “cléricaliser” les femmes, mais de décléricaliser l’Église » D’une façon plus globale on peut se poser la question : « Quelle Eglise Jésus a-t-il voulue ? »
On pourrait ajouter de multiples liens sur le cléricalisme et la place des prêtres, des femmes et des laïcs dans l’Eglise
Comme le dit Anthony Favier dans sa conclusion : « Cette décision, prophétique, tu aurais pu la prendre. Mais, en suspens depuis des décennies, enlisée dans l'après-concile, pape après pape, tu n'as pas voulu la prendre. Peut-être que, finalement, un pape est-il un prêtre comme bien d'autres, attaché à la survie de sa corporation, davantage que de la vaste Église des laïcs sans ordre ni grade ? Ton rêve est assurément beau pour le cœur de l'Amérique latine. Mais on aurait aimé que dans le Tibre, pour une fois, se jette un peu d'eau du Rhin avec celle de l'Amazone pour le bien de tous les catholiques. »
Et la CCBF dans un communiqué : "Mais on ne peut à la fois être déçus que le pape ne prenne pas de décision sur les ministères et en même temps demander que ce soit le peuple qui propose les changements. On ne peut à la fois aspirer à une structure synodale et attendre de l’organisation actuelle qu’elle décide de l’instaurer."

jeudi 5 décembre 2019

Vous n’aurez pas de tendresse avec des femmes

Cette injonction faite à des séminaristes de Toulouse, "Vous n'aurez pas de tendresse avec des femmes" a inspiré à un de nos fidèles internautes, Didier Levy, une importante contribution articulée en trois parties que nous avons choisi de mettre en ligne successivement.
Son préambule et sa première partie, « Le cléricalisme, les castes et la ségrégation » sont publiés ci-dessous
Les deux autres parties, « L’impureté du féminin » et « Le ministère de la résurrection et de la présence » suivront rapidement.

dimanche 20 octobre 2019

Le Pacte des Catacombes

Durant le déroulement du synode pour l’Amazonie, il a été question du pacte des catacombes.
Comme j’ai une alerte sur Vatican news, ils avaient indiqué un article ayant pour titre « Qu’est-ce que le pacte des catacombes ? »
Quelle ne fut pas ma surprise, en lisant cet article, que pour donner les 13 points de ce document, on mette comme lien, le document qui se trouve sur le site de Parvis !!!
Cet article a d’abord été publié sur le site de NSAE
D’ailleurs, si vous cherchez « Pacte des catacombes » sur le site de NSAE, vous trouvez de multiples articles
Ce document avait été soigneusement caché par le Vatican, mais a été la source d’inspiration de Medellin en 1968, pour parler de l’option préférentielle pour les pauvres. Ce texte provient des Informations catholiques internationales, 1er janvier 1966, qui était le nom de ce qu’on appelle actuellement la Documentation catholique

vendredi 18 octobre 2019

Marchant ensemble, des femmes s’éloignent de l’Église

Le Vatican a publié l’autre jour la liste des participants et des participantes au prochain Synode de la région panamazonienne. Les 185 droits de vote au Synode appartiennent tous à des hommes.
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mercredi 16 octobre 2019

Redécouvrir l'Europe dans son ambivalence

La chute du mur de Berlin et l’effondrement des régimes communistes nous ont conduit à penser que nous avions atteint « la fin de l’Histoire », avec le triomphe définitif de la démocratie libérale dont les fondements sont le marché et le droit. Force est de constater que la montée des nationalismes et des populismes dans l’Est de l’Europe remet en cause cette analyse un peu trop rapide. Il ne suffira pas de stigmatiser des leaders populistes s’appuyant sur des hiérarchies religieuses et surfant sur des pulsions nationalistes pour construire un avenir à l’Europe.