samedi 20 août 2016

Huit « commandements » pour musulmans et chrétiens

Huit « commandements » pour musulmans et chrétiens | NSAE

  1. Utiliser Dieu pour justifier des meurtres et des actions violentes est un blasphème.
  2. Il n’y a pas de guerres saintes. L’objectif de Dieu est la paix juste. La conduite humaine doit s’orienter d’après cela.
  3. En tant que Chrétiens et Musulmans nous condamnons chaque fondamentalisme, radicalisme, fanatisme, terrorisme.
  4. La Bible et le Coran veulent mener l’homme vers la justice et la paix.
  5. La diffusion de la foi ne doit jamais se faire par contrainte ou violence.
  6. Nous nous déclarons ensemble pour le respect du droit de l’homme à la liberté religieuse.
  7. La représentation hostile de l’autre est à démasquer et à dépasser.
  8. La prévention de la violence est une tâche pour toute personne religieuse.

mercredi 17 août 2016

L'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT)

L’ACAT est une ONG œcuménique de défense des droits de l’homme créée en 1974. Association loi 1901, elle est reconnue d'utilité publique et d'éducation populaire. 
L'ACAT a pour but de combattre partout dans le monde les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la torture, les exécutions capitales judiciaires ou extra-judiciaires, les disparitions, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides.
Elle assiste les victimes de tous ces crimes, notamment en se constituant partie civile devant les juridictions pénales et elle concourt à leur protection notamment par toutes actions en faveur du droit d’asile et de la vigilance à l’égard des renvois qui s’avèreraient dangereux.

L'ACAT fonde son action sur un réseau actif de 39 000 membres adhérents, donateurs et salariés. 
http://www.acatfrance.fr/qui-sommes-nous

mercredi 3 août 2016

Comment Helder Câmara a mis en œuvre le Pacte des Catacombes à Recife | NSAE

Comment Helder Câmara a mis en œuvre le Pacte des Catacombes à Recife | NSAE

Le pacte des catacombes mérite d'être plus connu, d'autant plus qu'il avait été complètement occulté par l'Eglise officielle mais qui a eu un impact sur la théologie de la libération, hélas aussi désavouée par l'Eglise officielle. On se rattrape en disant qu'il y a une bonne et une mauvaise théologie de la libération

jeudi 21 juillet 2016

Jacques Semelin : « La société civile ne peut pas tout attendre de l’État »

Jacques Semelin : « La société civile ne peut pas tout attendre de l’État » - La Croix
Prenons du recul par rapport à l'émotion, l'indignation, les discours "va-t-en guerre", le tout sécuritaire
D'abord une réflexion de Jacques Semelin

Ensuite celle de Véronique Margron
La détestation de l’autre sape la société

Celle de Jean Claude Guillebaud
Lutte contre Daech : cessons de tricher

Réflexion de Jean Marie Muller
Nous sommes en terrorisme

Rachid Benzine, islamologue, politologue et enseignant franco-marocain

Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense. Auteur de La fabrication de l’ennemi ou comment tuer avec sa bonne conscience pour soi. Éditions Robert Laffont, 2011.
Michel Goya, historien.
Olivier Roy, professeur à l’Institut universitaire européen de Florence.
Olivier Zajec, maître de conférences à l’Université Jean Moulin (Lyon III).
Comment qualifier la « guerre » contre le terrorisme ?

Analyse de Georges Corm, historien Libanais
Parler de “jihad” dans le cas des opérations terroristes est une aberration

Camille Blanc, présidente d'Amnesty International France
Prolonger l’état d’urgence, c’est donner droit de cité à l’arbitraire

mardi 28 juin 2016

Journée internationale de soutien aux victimes de la torture

36 % des français accepteraient le recours à la torture dans des circonstances exceptionnelles
18 % des français se sentiraient capables de pratiquer la torture dans des cas exceptionnels
54 % des français accepteraient qu’un policier envoie des décharges électriques sur une personne soupçonnée d’avoir posé une bombe prête à exploser
Un français sur deux seulement se sent concerné par le recours à la torture

mardi 21 juin 2016

Chrétiens et musulmans appelés à être des citoyens solidaires

Tel était le thème de la rencontre interreligieuse qui a eu lieu le 4 juin 2016, à Woippy, à 4 km de Metz
En voici le programme
En cette période de crispation identitaire qui porte à nous laisser envahir par la peur et à confondre islam et islamisme, il est temps de régir et d’oser la fraternité

lundi 20 juin 2016

La plupart des mariages sont "nuls"

La plupart des mariages sont "nuls" : États d'âme
Il s’agit là de casuistique ou de jésuistique. C’est une façon de parler de l’échec possible de couples, sans vouloir parler de divorce. Bien sûr, comment vouloir faire comprendre cela autrement à un cardinal Burton ou Sarah ou autres conservateurs du même gabarit.
Mais ce discours ne tient pas la route. D’abord, même un mariage où les couples se sont engagés dans la vision du sacrement de mariage, ne sont pas à l’abri d’un échec. Le contraire est une illusion et une vision magique d’un sacrement. N’importe quoi peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel moment. Croire le contraire amène soit à se sous-estimer en s’enfermant dans une culpabilité morbide, soit à se surestimer en s’imaginant être parfait, ce qui n’est pas la solution non plus, et gare au jour où on descend de son nuage et où on réalise qu’on n’est pas parfait. D’autre part c’est mépriser les couples qui, après de nombreuses années d’efforts, ont dû faire le constat, que la meilleure façon de surmonter l’échec, était la séparation. Pendant les nombreuses années de préparation au mariage, je n’ai jamais rencontré de couple qui avait, à ce moment là, en tête de vouloir faire un mariage à l’essai et de se séparer si cela ne convenait pas. Un certain nombre d’ecclésiastiques, s’ils étaient mariés, auraient peut-être une vision autre et moins idyllique, déconnectée des réalités concrètes de la vie.
Quand admettra-t-on qu’il n’y a pas un modèle unique de famille ? Voici un article où j’ai essayé d’expliquer que la famille traditionnelle catholique n’existait plus guère.
La famille traditionnelle catholique n’existe plus guère

lundi 30 mai 2016

Lettre ouverte à un(e) jeune participant(e) aux JMJ 2016

Voici une lettre ouverte que la présidente de la Fédération des Réseaux du Parvis envoie au nom du bureau, à un(e) jeune se rendant aux JMJ en Pologne au mois de juillet prochain

mardi 17 mai 2016

Une ordination pour quoi faire ?

Une ordination pour quoi faire ? (communiqué de FHEDLES) « FHEDLES – Femmes et Hommes, Egalité, Droits et Libertés, Dans les Eglises et les Sociétés
Voici une analyse d'Alice Gombault montrant qu'il ne s'agit pas de s'emballer sur l'ordination diaconale des femmes.Un préalable est d'abord d'avoir une vision moins condescendante sur les femmes, les confinant dans leur rôle de vierge et mère et de servante et de ne plus les infantiliser, en les écartant de toutes les instances de décision et de la sphère du sacré où d'ailleurs on ferait mieux d'en faire sortir les clercs plutôt que d'y faire rentrer les femmes.

Pour aller plus loin :

Une bibliographie sur l'accès des femmes aux ministères ordonnés, qui montre que la réflexion est déjà largement engagée !
Le diaconat pour les femmes : dossier de l'association québécoise Femmes et Ministères
Un dossier déjà réalisé le 2 février 2016

mercredi 11 mai 2016

L’Esprit est au travail parmi les laïcs, il n’est pas la propriété de la hiérarchie

L’Esprit est au travail parmi les laïcs, il n’est pas la propriété de la hiérarchie | NSAE
Le pape François a de nouveau fortement dénoncé la culture du cléricalisme chez les prêtres dans
l’Église catholique, la qualifiant « d’une des plus grandes déformations » que doit confronter la communauté mondiale de la foi et qui contribue à « diminuer et sous-estimer » les contributions qu’apportent les laïcs « Ce n’est pas le pasteur qui doit dire aux laïcs ce qu’ils doivent faire et dire, il ou elle en sait plus et mieux que nous», dit le pape. « Ce n’est pas au pasteur de décider ce que les fidèles doivent dire dans leurs divers contextes. »
Cet esprit clérical existait déjà lors du synode sur les laïcs de 1987
Et la plupart des jeunes prêtres sont confortés dans cet esprit de cléricalisme
Et certains cardinaux aussi
Cependant, certains prêtres  sont bien conscients du malaise que cela provoque
https://expressionlibre.home.blog/2015/02/25/je-veux-redevenir-laic-temoignage-dun-pretre-du-quebec/

jeudi 14 avril 2016

L'Église au centre de quel centre ?

L'Église au centre de quel centre ? : États d'âme
Dans notre société multi-religieuse l’Eglise ne pourra être entendue que si elle a l’humilité de se considérer comme un partenaire parmi bien d’autres. Ce qui signifie obligatoirement qu’elle doit se décentrer. Déjà Vatican II a dit que l’Eglise devait aller vers le monde et ne pas attendre que le monde vienne vers elle. Mais après cela est venu Dominus Jesus qui est aux antipodes de cette affirmation. La plupart des théologiens de toutes religions s’accordent pour dire que, dès que de la vérité on fait un absolu, cela devient source de violence. L’histoire des religions le prouve amplement. Deux impératifs incitent à ce décentrement. D’une part les conséquences de la mondialisation qui obligent, qu’elles le veuillent ou non, les religions à cohabiter le plus harmonieusement possible. D’abord les divers croyants, mais aussi les agnostiques et les athées. D’autre part la modernité est passée par là dont une des caractéristiques est que l’individu devient l’instance ultime de décision, les différentes institutions devenant, non pas secondaires, mais secondes.

samedi 9 avril 2016

Synode sur la famille : du jugement à la bienveillance

Synode sur la famille : du jugement à la bienveillance | René Poujol
Telle est l'analyse de René Poujol, Journaliste, Ancien Rédacteur en Chef du magazine Le Pèlerin
Avec le passage "Faut-il en conclure que l’Eglise change d’époque ? Sans doute pas ! Si la lecture, même rapide, de ce texte séduit très vite par sa richesse et l’ouverture qu’il propose, un point au moins continue de faire question. Certes, l’Eglise accepte de regarder la société telle qu’elle est, en évitant de multiplier les condamnations que l’on pouvait trouver sous la plume de ses prédécesseurs. Mais cette description des réalités de la famille contemporaine semble ne l’interpeller que sur sa capacité – ou sa non-capacité – à faire prévaloir sa propre « vision »  dans la société. Jamais l’Eglise ne se reconnaît questionnée «au fond» par telle ou telle réalité nouvelle."

De nombreuses analyses suivront, les uns trouvant qu'une porte s'est soit à peine soit davantage entre ouverte. Ceux qui attendaient le plus sont déçus, les autres trouvant que même si la doctrine de l'Eglise n'a pas évolué d'un iota, elle saute le pas de la miséricorde, et cela insécurisera les plus conservateurs.
On savait le pape François rusé et malin. Il l'a encore prouvé. Voici une version du texte
http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20160319_amoris-laetitia.html
ainsi qu'une synthèse "officielle"

Mais, comme le dit Timothy Radcliffe, dans une conférence à Strasbourg le 5 avril dernier, «Chérissons toutes les formes de familles, dans toute l’extraordinaire diversité de l’Europe moderne. Chacune de ces formes peut être un lieu de grâce et de bénédiction qui témoigne de l’amour, qui est Dieu. Chacune d’entre elles peut être une expression de la Sainte Famille. Dans la famille de Dieu, nul n’est de seconde classe! » Un long chemin reste à parcourir pour que ce dernier souhait soit réalisé. http://www.decere.eu/?p=361